Philosophie du programme INTERREG

Cliquez ICI pour télécharger le Programme Transfrontalier Objectif 3 : « CoopérationTerritoriale Européenne » INTERREG IV, France-Wallonie-Vlaanderen (167 pages, 10 Mo)

 

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La Commission a modifié le statut de la coopération territoriale. Celle-ci devient un objectif à part entière de la nouvelle politique de cohésion dans laquelle la coopération territoriale est reconnue comme un objectif stratégique de l’intégration européenne et doit contribuer, au même titre que les objectifs de « convergence » et de « compétitivité régionale et emploi », à la cohésion économique et sociale au sein de l’Europe.

La mise en œuvre des nouveaux programmes et l’éligibilité des projets seront donc directement conditionnées par les impératifs de développement durable, et notamment par la prise en compte des objectifs de Lisbonne et de Göteborg.

Conformément aux orientations stratégiques communautaires, l’Objectif 3 Coopération Territoriale Européenne doit stimuler un développement équilibré, harmonieux et durable du territoire européen dans les quatre dimensions suivantes: (1) économique, (2) sociale, (3) culturelle et (4) écologique. Il doit soutenir la coopération entre les différents éléments territoriaux concernant les questions d’intérêt communautaire et doit également :

        - contribuer à une intégration économique et sociale des zones transfrontalières confrontées à des problèmes où des solutions communes sont nécessaires, notamment provenant de la fragmentation des marchés, des travailleurs, des modèles d’investissement, des sources fiscales, des autorités responsables et des services d’intérêt général ;

        - soutenir la croissance économique et la création d’emplois en orientant l’aide vers les secteurs les plus porteurs ;

        - renforcer la compétitivité de la région transfrontalière ;

        - renforcer l’identité transfrontalière dans le cadre de la citoyenneté européenne.


Les ambitions citées ci-dessus devront le plus possible être réalisées à l’aide de concepts innovants, le terme « innovation » étant à prendre au sens large. L’innovation ne se rapportera donc pas uniquement au secteur économique mais également aux secteurs culturels, sociaux et écologiques. Les acteurs privés et publics joueront un rôle actif et crucial dans cette démarche innovante.

Les actions considérées comme prioritaires par la Commission sont notamment le transport, les activités économiques transfrontalières, les actions stimulant le transfert de connaissance et de savoir-faire, la mise à profit de possibilités transfrontalières en matière d’enseignement/formation et de soins de santé, l’intégration du marché transfrontalier de l’emploi, la gestion commune de l’environnement et des risques environnementaux.

La nouvelle programmation devra assurer un saut qualitatif par rapport aux anciennes programmations. A côté des projets d’initiative plus locale qui ont déjà démontré toute leur utilité dans le passé, elle cherchera également à valoriser les projets ayant les caractéristiques suivantes :

        - renforcer les réseaux et partenariats transfrontaliers existants afin que ceux-ci puissent fonctionner de manière autonome par la suite ;

        - augmenter  les retombées des résultats du programme pour la zone de coopération au travers, notamment, de projets structurants ;

        - augmenter l’impact pour les populations cibles afin de passer graduellement vers un sentiment d’appartenance à un même territoire en partageant une même identité.

 

Elle se concentrera sur des activités transfrontalières à valeur ajoutée et pour lesquelles existe un effet de levier, à savoir :

        - augmenter la compétitivité en stimulant l’innovation et les efforts de recherche dans un sens large ;

        - susciter la rencontre entre offre et demande dans le domaine de la formation ;

        - soutenir les projets communs de valorisation des atouts culturels, patrimoniaux et touristiques via des initiatives communes impliquant les habitants ;

        - favoriser l’émergence de projets structurants de développement urbain ou rural ;

        - stimuler les forces de la concurrence via des efforts en terme d’innovation et de recherche ;

        - améliorer la liaison des réseaux immatériels (services) et physiques (transport) ;

        - stimuler l’intégration des marchés du travail transfrontaliers en portant l’attention sur les avantages directs pour les habitants et leur vie quotidienne ;

        - encourager la gestion transfrontalière des ressources environnementales ;

        - développer une offre intégrée de services au bénéfice des populations frontalières ;

        - structurer le territoire à travers une planification territoriale concertée.